L'école républicaine et l'étranger. Acteurs et espaces de l'internationalisation de la "réforme scolaire" en France (1870 - première moitié du XXe siècle)

Cognome dell'autore
Damiano
Matasci
Tipo di ricerca
Dottorato
Stato
abgeschlossen/terminé
Cognome del docente
Prof.
Sandrine
Kott
Co-direttore
EHESS, Paris
Istituzione
Histoire contemporaine
Luogo
Genève
Anno
2011/2012
Abstract
Cette thèse de doctorat s'intéresse aux acteurs et aux espaces du processus d’internationalisation de la réforme scolaire en France entre 1870 et la première moitié du XXe siècle. Son ambition est de repenser l'histoire de l'école républicaine en examinant la relation que l’école française - et plus généralement le processus de « nationalisation » du système scolaire - entretient avec l’« étranger ». Organisée en trois parties thématiques, cette recherche explore plus précisément l’ensemble des échanges, des contacts et des emprunts qui caractérisent la mise en place du système scolaire moderne. La première partie interroge la production de savoirs sur l’étranger et la construction des modèles scolaires en France entre 1870 et 1914. Les missions pédagogiques dans les pays étrangers, plusieurs revues spécialisées et des institutions comme le Musée pédagogique (fondé en 1879) permettent en effet la prise en compte dans les débats réformateurs d'un horizon de références qui transcendent les frontières nationales. La deuxième partie explore la place des réformateurs français au sein du mouvement international de la réforme de l’instruction publique qui se développe dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Les sections scolaires des expositions universelles, les congrès internationaux de l’enseignement et les premiers réseaux internationaux qui se créent au tournant du siècle contribuent considérablement à la circulation des idées pédagogiques, à la propagande des modèles scolaires nationaux ainsi qu’à l’échange intellectuel entre les réformateurs de plusieurs pays. La troisième partie aborde le problème des usages et de l’impact de l’ensemble des connexions internationales mises en place par les réformateurs français et explorées dans les deux premières parties de la thèse. Elle étudie les usages et les différentes formes de « réappropriation » des modèles scolaires étrangers lors des réformes de l’enseignement primaire et secondaire français de la fin du siècle (notamment les lois Ferry et l'introduction de l'enseignement spécial et moderne). Le dernier chapitre interroge enfin les principales métamorphoses du processus d’internationalisation dans l’entre-deux-guerres. Il montre plus précisément comment l’action des réseaux internationaux qui émergent à la fin du XIXe siècle est réadaptée en fonction des nouveaux acteurs que sont les organisations internationales intergouvernementales. En discutant les formes et les logiques du processus d’internationalisation, cette thèse permet finalement d'inscrire l'histoire de l’éducation française, souvent appréhendée d'un point de vue exclusivement national, dans un contexte réformateur plus large et caractérisé par une circulation d’idées pédagogiques et d’idéaux-types scolaires qui traversent les frontières et se modulent selon les traditions politiques et culturelles de chaque pays.

Accesso al lavoro

Biblioteca

I lavori accademici sono depositati nella biblioteca dell'università competente. Cerca l'opera nel catalogo collettivo delle biblioteche svizzere