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L'audiovisuel: source ou illustration ? Colloque Memoriav 2009

Les sources audiovisuelles sont au centre de l'activité de MEMORIAV depuis 1995. L'association a réuni lors de son colloque annuel le 30 et 31 octobre 2009 les différents corps de métier qui travaillent au quotidien avec ce type de sources: Producteurs, Archivistes, Réalisateurs, Enseignants, Chercheurs, et Muséographes.

Pour Guy Dessaux, responsable de production de TSR multimédia, internet a transformé les formes de consommation de la télévision, et fait désormais partie intégrante d'une stratégie de marketing. Le portail tsr.ch donne l'accès en ligne à la plupart des émissions depuis l'an 2000, y compris le téléjournal quotidien, comme celui du 11 septembre 2001.

Pour remonter plus loin dans le temps il faut aller sur le site archives.tsr.ch. Que les historiens ne s'y laissent pas prendre, il ne s'agit pas d'une véritable archive, mais plutôt d'une sélection d'émissions entre divertissement et mise en perspective des thèmes d'actualité. Au total près de 4000 séquences de 1954 à aujourd'hui.

En ce qui concerne la radio suisse romande (RSR), l'accès aux archives est encore plus limité. Une partie des archives radiophoniques sur bandes magnétiques, correspondant à la période 1950-1995, a bien été numérisée, mais n'est pas encore accessible au public. Un accès internet à l'inventaire et aux sons numérisés existe via le système Bergerac, mais son accès est réservé. Selon les propos de Jean-François Cosandier, responsable des archives de la RSR, l'indexation et la segmentation des émissions à archiver pose d'importants problèmes en termes de ressources humaines.

Quand à la cinémathèque suisse, selon les propos de son nouveau directeur Frédéric Maire, qui faisait sa première apparition publique en cette qualité, non seulement l'inventaire définitif des collections de films reste à faire, mais le support numérique ne semble pas s'imposer comme principal support de conservation à long terme; la pellicule safety semble être une solution plus sûre que le format numérique. Comme la cinémathèque n'est pas propriétaire des droits des films qu'elle conserve, l'accessibilité à ses archives est hautement problématique. La meilleure solution consiste encore à suivre la programmation de la cinémathèque à Lausanne ou entamer des recherches sur les 2.2 millions de photographies et les 80'000 dossiers de films qu'elle conserve.