L’Afrique du soi propose une analyse des pratiques d’écriture des esclaves, issus des plantations américaines et des Libérés par les abolitionnistes en Sierra Leone, comme expression d’une subjectivité politique face au pouvoir coercitif britannique dans les espaces atlantiques anglophones de la migration forcée entre le 18ème et le début du 20ème siècle. Le corpus des textes englobe des autobiographies et des pétitions qui articulent l’écriture de soi singulière et plurielle revendiquant des droits politiques, économiques et sociaux alignés sur l’Occident. À la fin du 19ème siècle les premières formes d’historiographies expriment l’émergence de revendications nationales reconnaissant les traits culturels africains comme expressions identitaires dans le cadre de l’Empire britannique. L’alignement sur les principes des natural rights considérés comme principes universels qui ne tolèrent aucune exclusion et sur les appartenances confessionnelles, méthodiste pour les Afro-américains et anglicane pour la plupart des Libérés, orientent les stratégies de positionnements personnels et collectifs face au pouvoir colonial.
L’Afrique du soi, du récit autobiographique à l’émergence de l’historiographie : L’écriture de la liberté, de l’identité et de la subjectivité dans les espaces atlantiques anglophones de la migration forcée, 18e et 19e siècles
Type de travail
Thèse
Statut
abgeschlossen/terminé
Nom du professeur
Prof.
Alexander
Keese
Institution
Histoire contemporaine
Lieu
Genève
Année
2023/2024
Abstract
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