LE RADICALISME A GENEVE AU 19ème SIECLE

5. novembre 2010
Colloque

Au 19ème siècle, la vie politique suisse traverse d’intenses bouleversements et les partis politiques, qui ont pour vocation de l’animer, se retrouvent au coeur de la tempête. Mais qui sont réellement ces partis politiques ? On les connaît mal, osons le dire.

A Genève comme ailleurs. Pourtant, leur rôle fut central dans l’édification de nos institutions, dans les événements qui ont fait la Suisse moderne, dans les débats qui ont façonné la conscience politique de notre pays. Et l’ignorance qui les frappe rend encore moins lisibles les crises répétées que doivent affronter tant les partis suisses que le système auquel ils appartiennent. Hégémonique plusieurs décennies durant, un parti est pourtant encore plus mal connu que les autres : le parti radical. Il est vrai que raconter son histoire n’est guère aisé. Il n’existe pas un radicalisme. Selon que l’on se trouve à Genève, Lausanne, Soleure, Sion, Zurich, Saint-Gall, Lucerne ou Bellinzone, c’est autant de variantes d’une même idée fondamentale qui défilent, pour le plus grand désespoir de l’observateur qui cherche à relier les fils de nos histoires cantonales. Ces difficultés ne doivent cependant pas nous arrêter.

Le temps est au contraire venu de se plonger dans l’histoire complexe du radicalisme. Et le « terrain » genevois offre une porte d’entrée passionnante pour ce travail. Par les spécificités de l’histoire genevoise, par les conflits religieux qui l’on émaillée, par la position particulière de Genève dans la Confédération, par sa proximité de la France et des influences intellectuelles en provenance de ce pays, par la tutelle que Rousseau exerça longtemps sur les esprits, le radicalisme genevois mérite de voir son passé revisité. S’atteler à cet exercice, c’est aussi fournir une contribution majeure à la compréhension de l’évolution de l’Etat en Suisse.

Le présent colloque a pour objectif de présenter une première approche de la question. Il développera nombre d’aspects qu’avait déjà mis en évidence René Rieder en 1993 dans la dernière synthèse historique en date consacrée au radicalisme genevois. Des historiens venant d’horizons variés analyseront ainsi maintes dimensions de l’histoire du radicalisme. Ils permettront, par leurs recherches, d’éclairer tout un pan de l’histoire générale du Canton et de la République de Genève.

Programme
8 h. 30 – Ouverture par Cédric Aeschlimann, président central de la Société d’Étudiants
Helvétia
8 h. 45 – Dominique Wisler, ancien chargé de cours à l’Université de Genève et
consultant : « La révolution radicale de 1846 et l’essor des radicaux genevois »
9 h. 05 – David Auberson, historien : « La montée du radicalisme genevois entre 1841 et 1846 vu depuis le canton de Vaud »
9 h. 25 – Marc Vuilleumier, historien : « Des radicaux contre James Fazy : Albert Galeer et ses amis ; vers un parti démocrate-socialiste ? »
9 h. 45 – Bernard Lescaze, historien et ancien député au Grand Conseil genevois :« James Fazy, du républicain au radical »
10 h. 05 – Véronique Mettral, doctorante à l’Université de Genève : « Les droits individuels dans la pensée de James Fazy, radical genevois »
10 h. 25 – Pause
10 h. 40 – Jacques Droin, président la société des études töpfferiennes : « Rodolphe Töpffer et les radicaux genevois »
11 h. 00 – Gilles-Olivier Bron, historien : « La crise de 1864 et ses conséquences sur le radicalisme genevois»
11 h. 20 – Gérard Benz, politologue : « Les radicaux genevois et la question des chemins de fer »
11 h. 40 – Discussion
12 h. 15 – Lunch
13 h. 45 – Jean-Jacques Langendorf, historien et écrivain : « Le Général Guillaume-Henri Dufour et les radicaux genevois »
14 h. 05 – Françoise Dubosson, professeur à la HES de Genève : « Carl Vogt, radical et scientifique »
14 h. 25 – Roger Durand, enseignant et président de la société Henry Dunant : « Elie Ducommun, radical et Prix Nobel de la paix »
14 h. 45 – Pause
15 h. 00 – Olivier Meuwly, historien : « La pensée politique de Georges Favon »
15 h. 20 – Nicolas Gex, historien : « La Genève radicale vue par Louis Dumur »
15 h. 40 – Pascal Décaillet, journaliste et producteur : « Synthèse et perspectives »
16 h. 00 – Discussion finale
16 h. 30 – Apéritif

Organisé par
Société d’Étudiants Helvétia, section Genève

Lieu de l'événement

Institut National Genevois
Promenade du Pin 1
1204 
Genève

Kontakt

Aeschlimann Cédric

Téléphone
022 776 47 33
Langues de l'évènement
Français

Informations supplémentaires sur l'événement

Coûts de participation

CHF 0.00

Inscription

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