Appel à contribution pour la revue Didactica Historica no 13/2027 sur le thème "Magie".
NB: Didactica Historica est composée de cinq rubriques pour lesquelles il est possible de soumettre une proposition d’article.
- Dossier «Histoire»: Magie
- Actualité de la recherche en didactique de l'histoire
- Pratiques enseignantes
- Ressources pour l'enseignement
- Comptes rendus
Axes à privilégier:
Doctrines, répressions et régulations de la magie
L’histoire de la magie est largement tributaire des définitions successives formulées au fil des siècles et du rôle prescriptif des religions. Qui décide de ce qui distingue la magie de la philosophie et la religion, de la croyance légitime ou et de la pure affabulation... et sur quoi se fonde cette décision ? Comment et par qui s’exerce le pouvoir des agents et des agentes des pratiques réputées magiques ?
Figures, lieux, rituels et objets magiques
Qui exerce la magie, dans quels lieux et par quel(s) moyen(s) ? Qu’il s’agisse de mages, de chamanes, de marabouts ou de voyantes, d’élixirs, d’amulettes ou de substances hallucinogènes, les figures et les supports de la magie se déploient dans une diversité d’espaces géographiques et sociaux, tout en questionnant la persistance au fil du temps de certains rituels – formules, gestes et objets consacrés.
Magie en contexte (post)colonial
Avec l’avènement de l’anthropologie moderne, les coutumes et les croyances des populations colonisées sont entrées en contradiction avec les aspirations occidentales à l’uniformisation et à la rationalisation. Comment les définitions successives de la magie et les instruments de sa répression se sont-elles ajustées aux objectifs des empires coloniaux ? À l’inverse, comment les pratiques réputées magiques des sociétés colonisées ont-elles servi d’outils de lutte et de résistance ? Et qu’en est-il des réactivations de ces pratiques en contexte postcolonial ?
Magie, genre et superstitions
De la Pythie antique aux femmes druides néopaïennes, les cultures ont produit des figures féminines dès lors que la magie est associée à la superstition. Quels rôles leur ont-ils été attribués et que dire des violences dont elles ont été les victimes au fil des siècle ? Comment interpréter par ailleurs les récentes appropriations émancipatrices de la figure de la sorcière dans les mouvements néo-spirituels et (éco)féministes ?
La magie entre esthétique, illusion et spectacle
Si l’on fait volontiers remonter la poésie aux mélopées sacrées et aux formules incantatoires, la magie infuse l’ensemble des arts, comme quête de l’impalpable, de l’esthétique et de l’artifice. Au XIXe siècle, elle accompagne l’essor de nouveaux médias, tels la photographie ou le cinématographe. On a prêté à ces médias le pouvoir d’appréhender certains phénomènes réputés invisibles à l’œil nu, une idée qui mérite d’être questionnée. Cet axe examine les systèmes de croyances associés aux nouveaux médias et les relations multiples entre magie, techniques, cultures populaires et arts du divertissement.
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Consignes éditoriales:
Voir sur le site de la revue: https://www.codhis-sdgd.ch/fr/schreiben-fuer-dh/3/
Soumettre une proposition d'article:
Date limite pour soumettre une proposition d’article : 16 mars 2026
Date limite de réponse du comité de rédaction : 25 mars 2026
Date limite de remise des articles rédigés : 3 juillet 2026
Articles en français et italien: Nadine Fink (nadine.fink@hepl.ch) et Prisca Lehmann (prisca.lehmann@icloud.com)
Articles en allemand : Béatrice Ziegler (beatrice.ziegler@em.fhnw.ch)